Dans la même rubrique :

Le Douanier Rousseau

Publié le samedi 10 juin 2006

JPEG - 15.9 ko
Vue du Port-à-l’Anglais, 1900

Né à Laval en 1844, mort à Paris en 1910.

Modeste employé de l’Octroi, Henri Rousseau (dit le Douanier Rousseau), autodidacte devenu peintre sur le tard, fut un fidèle exposant du Salon des Indépendants puis du Salon d’Automne. Si son exact contemporain, Paul Gauguin, s’était exilé à Tahiti, Rousseau n’a jamais quitté Paris, puisant dans ses promenades au Jardin des Plantes, au Muséum d’Histoire naturelle, ou au Jardin d’Acclimatation, comme dans les albums et récits de voyage, photographies et cartes postales, un répertoire de motifs magistralement orchestrés dans de mystérieuses toiles aux couleurs somptueuses qui illustrent une inspiration extrêmement originale et faussement naïve. Dans un jeu de miroirs les unes semblent répondre aux autres : là où, dans les jungles, l’étrange prend l’apparence du familier, ailleurs c’est le familier qui devient étrange. Un art du détournement qui fait de Rousseau un immédiat précurseur du surréalisme. De fait, s’enracinant dans la problématique des dernières années du XIXe siècle (académisme, exotisme...), son œuvre échappe à toute classification et s’impose, à la charnière des XIXe et XXe siècles, comme celle d’un de ces « passants considérables » dont parlait André Breton, ces peintres et poètes qui ont forgé la sensibilité de notre temps.
Célébré par Alfred Jarry et Apollinaire, Picasso, Robert et Sonia Delaunay, Kandinsky, le Douanier Rousseau, s’il fut longtemps la risée de la critique et du public, apparaît comme une des figures de proue de l’art du XXe siècle et, avec Van Gogh, Gauguin, Monet, Cézanne, un précurseur de la modernité.
Employé de l’Octroi, Rousseau plantait souvent son chevalet sur son lieu de travail. Les paysages de Paris et ses environs qu’il n’a cessé de peindre dès ses débuts sont comme l’envers des grandes jungles à venir. Dans ces paysages, il cherche à capter, loin de tout pittoresque, l’âme de la ville et de ses faubourgs, à travers ponts métalliques, cheminées d’usines ou poteaux télégraphiques...). Autant de visions naïves qui se jouent de la perspective pour entraîner le spectateur dans un rêve éveillé.


Pour en savoir plus
Catalogue d’exposition, Jungles à Paris, Réunion des Musées nationaux, 2006.
Le Douanier Rousseau : un naïf dans la jungle, Hors-série Découvertes/Gallimard.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Rousseau

Autres paysages urbains

JPEG - 12.8 ko
Quai d’Ivry
JPEG - 2.7 ko
Malakoff
JPEG - 4.5 ko
Meudon
JPEG - 3.3 ko
Charenton

Autres œuvres

JPEG - 2.7 ko
La Tour Eiffel
JPEG - 27 ko
Vue de banlieue
JPEG - 31.1 ko
Le serpent
JPEG - 96.2 ko
Noces

SPIP | Espace privé | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0