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Bernard Rancillac

Publié le vendredi 2 juin 2006

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sans titre, 1976
Sérigraphie sur panneaux métalliques - façade d’immeuble, rue Paul Vaillant-Couturier

Peintre né en 1931 à Paris. Il vit et travaille à Paris.

Peintre de la Figuration narrative, mouvement qui a agité la scène artistique française durant les années 1970 et qui est l’équivalent du Pop Art américain. Parmi les autres artistes se réclamant de ce mouvement, citons Erro, Peter Klasen, Jacques Monory, Valerio Adami, Hervé Télémaque, dont les œuvres sont largement représentées dans les collections du MAC/VAL.En réaction contre l’abstraction, les peintres de la Figuration narrative cherchent à réconcilier l’art avec le réel et l’histoire. Ils veulent raconter quelque chose, chacun avec sa propre démarche. Adami, par exemple, parle beaucoup de son inconscient, Rancillac lui, est en plein dans la politique. Monory, artiste majeur de ce mouvement, fait des "séries" qui le mettent en scène. Tous portent leur intérêt sur les scènes de la vie quotidienne et les mythologies (politiques, sociales, morales) qui en découlent ; leurs sources sont la bande dessinée, le cinéma, la photographie, les images de tous les jours. Sans perdre de vue qu’il faut produire du sens. « Tous les "événements" politiques m’impressionnent. Je l’ai découvert quand j’ai décidé de faire les toiles sur l’année 1966. J’ai compris alors que j’étais un animal politique, pas un chroniqueur mondain ! A l’origine de toute création artistique, il faut une émotion. Très souvent, chez moi, elle est de nature politique, même quand je peins des Mickey, des musiciens de jazz, des voitures ou des stars de cinéma. Le journaliste et le photographe sont plus présents sur l’événement et plus rapides en communication. Mais le peintre a le temps pour lui, le temps de s’enfoncer dans la chair du temps. Cela s’appelle l’histoire » (Bernard Rancillac, propos recueillis à Paris en 1991). « Rancillac (...) a su dépasser, rapidement, la servilité envers le document photographique et recréer la forme par la transposition de l’espace et de l’éclairage photographiques en termes picturaux équivalents. Le chromatisme (...) se répartit par plans contrastés aux arêtes vives. Leur agencement dans l’organisation spatiale de la toile obéit toujours à un sens aigu du rythme et des cadences que pourraient envier bien des praticiens de l’abstraction géométrique. Cette attitude stylistique situe la figuration de Bernard Rancillac à proximité de l’abstraction froide du "hard edge". Elle l’oppose, en tous les cas, aux figurations des années 1950 qui éludaient les inquiétudes du présent dans l’expression passéiste et dépourvue de sens d’une rusticité perdue. L’art de Rancillac se place donc au confluent de l’histoire de l’art et de l’histoire » (Bernard Ceysson, Rancillac, extrait du catalogue du musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne, 1971)

Pour en savoir plus

- Sur Bernard Rancillac :
www.rancillac.com
http://www3.figuration-narrative.com/modules.php?set_albumName=rancillac&op=modload&name=gallery&file=index&include=view_album.php&page=2
http://imagoart.club.fr/rancillac.htm

- Sur la Figuration libre et la Nouvelle Figuration :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_figuration

Autre œuvre de Rancillac à Vitry

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Sans titre, 1976
Sérigraphie sur panneaux métalliques - CAT rue Poincaré, Vitry-sur-Seine

Autres œuvres de Rancillac

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Che rouge
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Tyree Glenn, 1996
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L’inaccessible, 1992
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Le retour de Mickey

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