Dans la même rubrique :

Compte rendu de la réunion avec Michel Leprêtre, adjoint au maire chargé de l’urbanisme, du 25 avril 2007

Publié le lundi 28 mai 2007

Cette réunion s’est tenue à la maison de quartier à l’initiative de la commission urbanisme en présence d’une douzaine de personnes dont Marienne Rosenwald, présidente de l’association et Thierry Scharf, responsable de ladite commission. À l’origine, cette rencontre devait être consacrée à la question des écoles et Dominique Etave, élue chargée de ce dossier, devait y assister (M. Leprêtre avait expressément souhaité sa présence). Mme Etave ne pouvant venir, nous avons décidé de maintenir le rendez-vous afin d’évoquer d’autres sujets et avoir malgré tout quelques précisions sur les écoles. La réunion s’est tenue dans un contexte émotif très fort puisque quelques heures plus tôt un incendie frappait tragiquement une famille de notre quartier.

Nous évoquons le drame survenu rue Brossolette. M. Leprêtre nous informe des mesures de solidarité mises en place notamment pour aider les familles voisines touchées par l’incendie.

ML nous donne des informations relatives au calendrier du chantier de démolition de la salle des fêtes Montesquieu. Du 18 juin au 4 juillet auront lieu les travaux de désamiantage. La démolition débutera le 4 juillet, suivie de début septembre à début novembre des travaux d’aménagement de la cour et d’une clôture. Pendant le chantier, les deux tiers de la place devraient être neutralisés. Nous évoquons alors les répercussions sur la fête de quartier qui se tiendra en juin. Nous demandons s’il serait possible d’utiliser la cour de l’école E. Salmon, ML va étudier cette possibilité avec les services concernés. À l’issue de cet exposé calendaire du chantier, Thierry tient à rappeler le mécontentement de l’association sur l’absence de concertation autour de la décision de démolition et de la nette désapprobation de la commission urbanisme concernant une initiative qui n’a été confortée par aucune étude d’architecte ni d’urbaniste. Rappel qui suscite chez M. Leprêtre un vif mouvement d’humeur, considérant que la question a déjà été débattue au cours de la précédente réunion où il s’était lui-même accordé à dénoncer les carences d’information de ses services. Il rappelle qu’un courrier a été ensuite distribué à tous les habitants du quartier le 27 mars 2007 pour les informer de cette démolition ainsi que des autres projets d’urbanisme concernant le quartier. Il nous précise que la décision de démolir résulte d’une concertation avec les parents d’élèves et les enseignants qui réclament un agrandissement de la cour. La question étant donc tranchée à ses yeux, il menace de quitter la réunion si l’on persiste sur le sujet. Sophie Russel, membre de l’association mais aussi des parents d’élèves, soutient la décision prise par la municipalité. Une vive discussion s’engage entre les membres de la commission urbanisme et Sophie Russel, révélant au sein même de l’association des appréciations contradictoires sur ce dossier. Des questions relatives au type de clôture et au lien de la cour agrandie avec la placette sont également posées.

La discussion s’engage ensuite sur les « fuites » que plusieurs habitants du quartier ont pu receuillir auprès des services municipaux qualifiés et qui remettraient en cause l’agrandissement du square Charles Fourrier. La commission urbanisme avait alors immédiatement alerté par mail plusieurs élus dont M. Leprêtre. Celui-ci nous indique qu’il s’agit d’une simple hypothèse de travail de ses services qu’il dit avoir d’ailleurs découvert grâce à nous. Il affirme son attachement au projet d’agrandissement programmé dans le dossier de la ZAC du Port à l’Anglais et nous garantit qu’il veillera à ce que les engagements pris auprès des habitants du quartier soient respectés. Nous prenons acte. Des usagers du square présents à cette réunion déplorent sa saleté (poubelles non ramassées...) et l’absence de gardiennage qui créent un espace peu sécurisant pour les jeunes enfants. ML prend note des questions de saleté mais rejette toute idée d’un gardiennage. Des riverains de la rue Brossolette interpellent l’élu sur la question du stationnement anarchique des voitures dans ce secteur. Ils réclament la mise en place de poteaux sur les trottoirs. M. Leprêtre prend note.

À propos des constructions modulaires de type AGECO qui doivent être mises en place dans l’école maternelle Eva Salmon, la commission urbanisme demande à ce qu’un réel effort qualitatif soit fait en termes d’architecture. Eliane remet à ML des exemples intéressants d’aménagement réalisés par la société AGECO. ML prend note.

Enfin, Thierry interroge ML sur la question des aménagements des berges et des quais de Seine, pointant un bilan très peu convaincant. En effet, alors que depuis une dizaine d’années la mairie affirme sa volonté de reconquérir le fleuve, seuls 200m d’aménagements autour de l’écluse sur les 3,5km de berges auront été réalisés. La commission souligne que la présence de diverses populations qui installent régulièrement des campements sauvages sur le site de l’ancienne baignade est une conséquence de l’absence d’aménagement et du sentiment de « laisser aller » qui se dégage sur l’ ensemble de ce secteur. ML rappelle la responsabilité première du Conseil Général dans l’aménagement des berges et des quais de Seine même si d’autres partenaires (la ville, les voies navigables de France...) sont également concernés. Il évoque, au sujet des campements, la question de la misère liée à la mondialisation.


SPIP | Espace privé | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0