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La commission Urbanisme vous informe et lance le débat !

Publié le lundi 28 mai 2007

La commission Urbanisme de l’association de quartier du Port à l’Anglais met toute son énergie à mettre en place une concertation avec la municipalité afin de pouvoir participer aux décisions. La tâche est difficile mais nous sommes opiniâtres. Aujourd’hui, plusieurs dossiers importants pour le devenir de notre quartier nécessitent une large information. Nous voulons être sûrs que nos analyses et nos revendications rencontrent une large adhésion. C’est la raison pour laquelle nous vous exposons notre point de vue sur trois sujets d’actualité. Et vous invitons à réagir.

Démolition de la salle des fêtes Montesquieu : une décision prise sans concertation avec les habitants

Si nous avions accueilli avec satisfaction la décision municipale de sauvegarder l’école Montesquieu, comme nous le demandions, nous exprimons notre étonnement face à la décision de démolir la salle des fêtes et surtout à la manière dont la mairie a attaqué ce dossier : en effet, sans nous avoir consultés et avant même qu’un quelconque projet d’architecte soit élaboré, on commence par raser. Les raisons évoquées peuvent certes sembler légitimes (agrandissement nécessaire de la cour réclamée par les parents d’élèves), mais peut-être y avait-il d’autres moyens d’y parvenir que cette solution pour le moins radicale. Supprimer le préfabriqué séparant la cour du primaire de celle de l’ancien collège contigu et récupérer en même temps une partie de la cour de l’ancien collège (l’association qui utilise actuellement ces locaux n’en a pas besoin) n’aurait-il pas libéré suffisamment d’espace ? A-t-on exploré sérieusement cette piste, ou d’autres pistes ? C’est donc plus la méthode qui nous heurte que le fait même de démolir cette salle. Nous serions en effet prêts à l’admettre si cela faisait sens dans le cadre d’un projet d’ensemble ayant sa propre cohérence. Car si nous sommes attachés au patrimoine, nous ne sommes pas des passéistes ennemis de la modernité. Loin de là. Encore faut-il que le projet soit le résultat d’une réflexion de fond sur l’existant et le site. Or ici, la façon dont les choses se passent laisse une impression de gâchis. Cette façade qui donne sur la place Charles Fourier a en effet un cachet incontestable avec ses grandes baies vitrées et ses corniches. Elle fait corps avec le reste du bâtiment dont elle est indissociable. De plus, elle encadre la place et lui donne un côté « scène de théâtre » bien sympathique. Sans compter que ce bâtiment est porteur d’une mémoire toujours bien vivante dans les souvenirs de beaucoup d’habitants du quartier. Pourquoi détruire alors qu’on peut transformer ? Qu’y aura-t-il à cet endroit ? Que deviendra la place ? Toutes ces questions, nous les avons bien sûr posées à M. Leprêtre, adjoint à l’urbanisme, sans avoir eu, hélas, de réponses bien convaincantes. Nous avons eu le sentiment qu’il s’agissait d’une solution de facilité choisie faute d’avoir pris le temps d’envisager l’ensemble des solutions. Mais pour cela, peut-être aurait-il fallu prendre les choses dans l’autre sens : commencer par le projet d’architecte qui eût intégré dans son programme à la fois l’extension de la cour et le fonctionnement des classes. C’est alors du projet retenu qu’aurait découlé la nécessité ou non de démolir la salle des fêtes. Des considérations techniques liées à la conduite du futur chantier ont semble-t-il pesé dans la décision mais aucune information précise ne nous a été donnée. Ni la population ni l’association n’ont pour l’heure eu connaissance du programme exact de cette extension-réhabilitation. Ajoutons que la démolition de la salle des fêtes aura nécessairement des impacts sur le devenir de la place qui constitue un des rares lieux de sociabilité de notre quartier. Ces impacts sont à ce jour inconnus et peuvent être négatifs mais aussi - pourquoi pas - positifs. La commission tient à faire valoir les usages des habitants du quartier et à défendre un projet soucieux de concilier l’intérêt des enfants et la qualité de vie des habitants.

Un concours d’architectes doit être organisé prochainement : nous exprimons le souhait, comme la FCPE, de faire partie du jury. C’est une pratique aujourd’hui courante dans de nombreuses villes.

Extension de la maternelle Eva Salmon en « modulaire »

Concernant l’extension d’Eva Salmon, l’école maternelle, nous prenons acte - sans enthousiasme - de la décision d’opter pour des bâtiments dits « modulaires » pour faire face à l’afflux d’une nouvelle population scolaire. Nous sommes cependant perplexes devant une gestion aussi attentiste des effectifs scolaires alors qu’une ZAC (350 logements sans compter les autres programmes prévus ou en cours) programmée depuis plus de 10 ans ne pouvait qu’aboutir à une demande en forte croissance. Aujourd’hui, à l’heure où le chantier a démarré, nous demandons instamment qu’un vrai souci qualitatif soit apporté à ce projet. Car, soyons lucides, ce dispositif temporaire est appelé à durer plusieurs années. Continuer, comme par le passé, à accumuler sans aucune cohérence des modules Algeco au gré des besoins nouveaux (centre de loisirs et dortoir à l’arrière) nous paraît bien inconséquent. Il n’est pas trop tard pour exiger au moins un traitement cohérent de ces modules. (Signalons à ce propos que la société Algeco a récemment lancé un concours d’architectes et sorti un prototype très intéressant qui démontre que l’on peut faire de la qualité avec ce genre de construction. http://www.algeco.fr ) Il est essentiel de donner à nos enfants comme à tout le quartier l’image d’une école digne et à la hauteur de sa mission de service public.

Extension du square Charles Fourier

Des habitants du quartier, inquiets à propos de l’avenir du square, nous ont alertés sur des études émanant des services de la ville qui remettraient en cause l’agrandissement du square inscrit au programme de la ZAC. Des techniciens municipaux leur avaient en effet laissé entendre que la rue Edith Cavell serait maintenue à cet endroit pour permettre le passage d’une future ligne de bus et l’implantation d’un arrêt, rendant par là même impossible une extension conséquente du square vers la Seine. Michel Leprêtre nous a assuré que ce n’était là qu’une simple hypothèse de travail et que le square serait bien agrandi comme prévu. Concernant ce projet d’extension comme pour les autres projets, nous exprimons la même exigence de qualité. Nous aimerions que ce soit l’occasion d’une refonte ambitieuse et originale de ce qui constitue le seul et unique jardin public du quartier. Pour cela il nous semblerait opportun d’en confier la maîtrise d’oeuvre à une équipe de paysagistes. Pourquoi ne pas lancer un concours d’idées ?

Précisons pour finir que sur toutes les questions liées au dossier des écoles, une réunion avec Dominique Etave, élue chargée de l’enseignement, était prévue : ce rendez-vous a été annulé. Nous le regrettons vivement et restons dans l’attente d’une nouvelle date de rencontre (nous vous livrons le dernier échange de mails en copie jointe).

Nous vous invitons à donner votre point en cliquant ci-dessous.

La commission Urbanisme de l’Association de quartier du Port-à-l’Anglais

Le 28 mai 2007


mails entre l’association et Dominique Etave

la relance de demande de concertation à Dmonique Etave et sa réponse

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